2 juin 2010, 6h30.
Notre chauffeur nous attend.
(J’entends pas là, le monsieur qui nous emmène jusqu’à Mataran dans un mini-bus non climatisé pour nous entasser dans un autre mini-bus non climatisé avec 8 autres personnes afin d’arriver à l’embarcadère pour les Gilis)
Made, le chauffeur, nous explique comment on prénomme les enfants ici. A Bali, le nom que l’on reçoit correspond tout bonnement à l’ordre d’arrivée dans la famille. L’aîné s’appellera Wayan, le second Made, le troisième Nyoman et le dernier Ketut. Pour le cinquième et les suivants, s’il y en a, on recommence depuis le début avec Wayan, etc.
Alors appelez-moi « Ni Wayan’Cécile ». Et Flo, c’est Made, comme le chauffeur !
On plaisante sur les élections locales qui vont avoir lieu le week-end prochain. Il y a 9 candidats pour une si petite circonscription ! Made dit qu’il votera pour celui qui lui donnera de l’argent. Qu’une élection c’est un peu comme une voiture en panne. Tout le monde pousse et quand la voiture redémarre seul le chauffeur part avec.
Made mange du chien parfois, ça rend fort. Il parait qu’au bout de 15 min tu sens de la chaleur partout dans ton corps. On n’aura pas l’occasion de tester.
A l’embarcadère, les locaux et les marchandises sont prioritaires, alors on a poireauté un moment avant d’être acceptés sur un bateau.

Grâce à l’aide de Yafi, rencontré lors du trajet, on trouve un losmen à 100 000 Rps la nuit.
ça s’appelle Pondok Abi (ne cherchez pas il n’est pas sur Internet), tournez à droite au Lili Shop, c’est la maison blanche au toit de taule, à gauche au bout de rue, en face de l’école. Ah c’est pas le grand luxe mais c’est la meilleure façon de partager le quotidien des habitants de l’île.


Description de la chambre : 1 lit, 1 ventilo, pas d’armoire, pas de table de chevet mais des jolis draps !
Salle de bain, pas de lavabo, pas de papier toilette. Biensûr pas d’eau chaude et même pas d’eau du tout dans la journée.
Pareil pour l’électricité, jamais avant 18h ! Ajoutez à ça, 2 cafards de taille assez imposante qui se balladent au-dessus de nos têtes et la mosquée juste à côté qui nous réveille à 5h du matin tous les jours.
Et ben, même pas peur, ça y est, on est habitué à vivre dans la vetusté.
Et puis c’est que pour dormir, le reste du temps on profite des jolies plages, un jus de fruits frais à la main.

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Après avoir compté nos sous, on a laissé tomber l’idée de la plongée
Mais on s’est fait de belles sessions snorkeling.






(photos prises avec appareil-photos jetable)
Flo ne se lasse pas de manger du Mie Goreng (nouilles frites avec légumes et poulet), notamment celui de Rudy’s, notre QG. Rhum-coca à 1€
Moi, je ne quitte plus ma nouvelle robe, achetée dans La boutique fashion de l’île. Innuendo.

Flo s’habille traditionnel avec son sarong autour de la taille.
On est tout fier d’avoir fait le tour de l’île à pied en moins de 3h ! On a croisé des endroits bien sympatiques et on s’est dit qu’un jour on reviendrait.
Samedi 5 juin.
On a quitté notre chambre à 7h du matin pour prendre le bateau de 8h. N’étant pas très à l’aise avec toutes ces bouteilles de gaz sous nos pieds et enfermés sous des bâches, nous avons opté pour le devant du bateau.

Après 50 min de bateau, 5 min de charrette à cheval, 2h30 de mini-bus, 5h15 de ferry dont 45min à attendre d’avoir une place dans le port et de nouveau 2h30 de route, nous sommes arrivés à Kuta Bali. 
On n’avait pas réservé d’hôtel et on a galéré pour en trouver un. A 21h30, on a finalement posé nos valises au Balita Inn. Un hôtel un peu plus haut de gamme que d’habitude mais qu’on a bien mérité pour notre dernière nuit à Bali !


